Historique

En 1842, Pierre-Jean Marquis et Louis Allais fondent à Rugles une entreprise d'épinglerie. Pierre-Jean Marquis continua ensuite avec ses deux fils Caliste et Lucien sous la raison sociale "Marquis et fils frères".

Commencée sous la forme de donneur d'ouvrage à domicile, l'entreprise installe ses propres ateliers et les mécanise après la guerre de 1870. Elle élargit ses productions à divers domaines de la quincaillerie : mercerie (agrafes de toutes sortes), bâtiment (pointes et chevilles), et surtout sellerie-bourrellerie (mors, boucles,chaînes, ...).

Après le décès de Pierre-Jean en 1878, les deux frères assurèrent ensemble la direction de l'entreprise.

En 1882, Caliste mourait à son tour en laissant une veuve et un fils de 19 ans, également prénommé Caliste. Celui-ci avait fait de bonnes études : élève du collège Saint-François à Evreux dès l'année de la fondation, puis du collège Stanislas à Paris. C'est à ce moment que l'entreprise fut partagée entre Lucien et son neveu Caliste II : les ateliers furent tirés au sort. Les usines de Rugles et des Bottereaux revenant à Lucien, celles de Neaufles-sur-Risle et de Trisay à Caliste. Les deux nouvelles entreprises "Caliste Marquis fils" et "Lucien Marquis" entrèrent alors dans une période de concurrence pour la reprise de la clientèle.

La société "Lucien Marquis" fut rachetée en 1936 par les "Agrafes françaises" et ses ateliers de l'Eure sont restés en activité jusqu'en 1962.

La société "Caliste Marquis fils" est à l'origine de la société "Caliste Marquis" qui existe encore de nos jours.

Historique détaillé

Période 1840 – 1882:

  • 1840: Pierre-Jean Marquis, le créateur, quitte la boulangerie paternelle à Lyre pour devenir « V.R.P. » en épingles, puis épinglier lui-même à Rugles. Il s’associe avec Louis Allais.
  • 1842: Création de la société « Marquis et Fils Frères ». Pierre-Jean Marquis reprend la société après la retraite de son associé, avec ses deux fils, Caliste et Lucien.
  • 1870: Début d’une période de prospérité. De nombreux clients et produits variés: épingles et agrafes de toutes sortes pour la mercerie, quincaillerie de sellerie-bourrellerie (c’est-à-dire toutes pièces métalliques du harnachement des chevaux: mors, boucles, crochets, chaînes, attelles…), quelques articles de quincaillerie de bâtiment comme les pointes et les chevilles.
  • 1878: Décès du fondateur de l’entreprise Pierre-Jean Marquis.
  • 1882: Décès d’un de ses deux fils, Caliste, qui laisse sa femme et ses deux enfants Caliste fils (20 ans)et Marie (15 ans). Scission de l’entreprise, et partage des actifs entre Caliste fils et son oncle, Lucien Marquis.

Période 1901 - 1930:

  • 1912: Caliste Marquis fils cède aux Etablissements Bohin la branche « Mercerie », épingles et agrafes, pour concentrer ses efforts sur la Quincaillerie.
  • 1921: Pierre Marquis, Ingénieur ICAM, le son fils, entre aux services de la société au côté de son père Caliste.
  • 1925: Caliste, conscient des nécessités du moment, fait appel à son gendre Albert Huille, Ingénieur ICAM, et fonde avec eux la Société à Responsabilité Limitée des Etablissements Caliste Marquis Fils.
  • 1925 – 1930: Voyant le lancement retentissant des automobiles Citroën avec toutes ses conséquences prévisibles (fin de la traction animale en agriculture), la société laisse de côté les articles de sellerie pour les articles d’accrochage de boucherie, et autres spécialités comme les ferrures d’agrès de gymnastique et les petits accessoires métalliques destinés aux clôtures.

Période 1934 – 1944:

  • 1934: La «sellerie» s’affaiblit et voit à nouveau s’établir la concurrence. Cette conjoncture voit la fin de la branche Lucien Marquis qui doit fermer les portes de l’Usine de la Forges à Rugles.
  • 1936 – 1939: On constate un renouveau dans les affaires, auxquelles les commandes d’armement ne sont pas étrangères.
  • Mai 1940: La «débâcle»: Pierre Marquis qui est à la tête de l’entreprise, est tué par un camion allemand.
  • 1941: La famille formant un bloc, soutient son nouveau chef, Albert Huille, pour poursuivre l’exploitation, alors que la pénurie s’installe et que la production diminue progressivement.
  • 1944: Le débarquement arrête les activités de la société qui ne reprennent que lentement.

Période 1950 – 1978:

  • 1946 – 1949: Les fils d’Albert Huille, Xavier et Claude, assurent la continuité de la Maison si bien que l’espoir et le succès reviennent.
  • 1950: L’entreprise atteint un fonctionnement normal de ses activités avec des commandes nombreuses provenant de tous les secteurs de l’économie française, alors en reconstruction.
  • 1964: Construction d’un ensemble moderne Usine Magasin Bureau enfin réunis pour un fonctionnement rationnel.
  • 1965: La sellerie continue de se dégrader fortement avec la concurrence de la traction motorisée, puis disparaît, tandis que le secteur « Boucherie » ne cesse de se développer.
  • 1965 – 1980: Des spécialités se développent au fil des années :
    • les accessoires (poignées, anses, attaches) de fûts et emballages métalliques.
    • les ferrures d’agrès de gymnastiques qui ont suivi le développement des activités sportives.
    • les articles, offerts à tous les secteurs industriels, pour des usages souvent inconnus, mais recherchés et fabriqués avec succès.

Période 1980 - 2000:

  • 1980-1989: Spécialisation grandissante dans la fabrication de pièces destinées spécifiquement au secteur automobile. Cette évolution rapide s’accompagne de:
    • La mise en œuvre d’une politique « qualité » dès le début des années 1980
    • La scission de l’entreprise en 1980, formée maintenant d’une société Holding, Caliste Marquis Investissement, détenant 100% de sa filiale Caliste Marquis SARL
    • L’arrivée dans la société du fils de Xavier Huille, François-Xavier, comme Secrétaire Général en 1982 - Le rachat par la Holding en 1984 à Broglie (Eure) de la société Aplifil, spécialisée dans la fabrication de produits en fils métalliques soudés
    • La création en 1984 à Paris d’une société de services commerciaux, SOREPI (Société de Représentation et de Produits Industriels)
  • 1989: Rachat de la totalité du capital par François-Xavier Huille aux 12 actionnaires familiaux, sous forme de «L.B.O.»
  • 1990: Acquisition de la majorité du capital de la société Cottinet à Ailly sur Noye (Somme), spécialisée dans le découpage-emboutissage de pièces automobiles.
  • 1996: Cession de la société Cottinet
  • 1996: Entrée dans le capital de la Holding de trois sociétés de capital–développement, Siparex, I.P.O., et Cinindev, à hauteur de 20%, puis de 28%
  • 1997: Création de la société Herby Industrie, reprise suite à des difficultés, à La Loupe (Eure-et-Loir), spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de séchoirs-étendoirs à linge en fils et tubes métalliques plastifiés.
  • 1999: Création d’une unité de production à Sousse (Tunisie), spécialisée dans la fabrication de séchoirs-étendoirs à linge. Création d’une société de distribution, puis de montage de séchoirs-étendoirs à linge à Montréal (Canada)

Période 2000 à nos jours:

  • 2000: Cession des sociétés Caliste Marquis et Aplifil au Groupe Califil, dirigé par Jean-François Meyer, l’actionnaire principal, entré dans le Groupe en 1985.
  • 2003: Reprise d’une activité de fabrication de nappes pour sièges automobile et intégration sur le site de Rugles. Fort développement de l’activité dans le secteur automobile.
  • 2006: Développement de nouveaux produits pour l’industrie fromagère : claies et matériels de salage-saumurage, claies de hâloir et affinage, avec des investissements importants en lignes de production spécifiques.
 

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